22.03.2008

De la peinture ...

Mise à jour de l'album.

Commande de 2 toiles et de 2 séries de prises et interrupteurs pour des enfants. J'ai été bien occupée avec mes pinceaux et ma peinture. Petit défi pour les interrupteurs et les prises mais super expérience.

18.03.2008

Confinement et dépendance ...

Comme je vous l'avais dit la dernière fois (billet du 14.02.08), je reviens tout juste de Lyon où j'ai été opérée la semaine dernière, tout pile poil dans 30 mn d'ailleurs !!

Toute la compagnie est rentrée Lundi 10 Mars à la Clinique Sainte Anne Lumière à Lyon. Petite clinique rétro datant peut être des années 50 ou 60, mais somme toute très agréable. Steph avait demandé une chambre particulière mais finalement s'est retrouvée dans une chambre double spacieuse avec une grande salle de bain. Il faisait (comme dans tous les hostos), par contre, une chaleur à crever, mais vraiment tout semblait propice à passer un séjour agréable (ça semble con à dire mais c'est ce qui s'est passé). Tout le monde s'est vite affairé autour de nous, expliquant le fonctionnement de la clinique, s'assurant que tout allait bien. Je me sentais bien et sereine, Steph aussi. Elle est restée seule la première nuit. On lui a donné un somnifère pour qu'elle dorme tranquille la veille de l'opération.

Le lendemain, tin tin tin !! Grand jour pour moi, Camille, la cheville gauche !! On vient gentiment me préparer, ce qui veut dire me badigeonner de Bétadine (Poua !! 2 jours que Steph me lave avec cette horreur !), puis on lui donne la petite pilule de préparation (encore une !) pour la détendre avant l'intervention. Tu parles d'une détente, un gros roupillon, oui ... Puis ça y est sur le coup des midi, nous voilà sorti de notre état comateux, pour nous monter au bloc. Là je commence à stresser un peu on va me remettre à nu, me trifouiller dans tous les sens, mais ouf, on va me débarasser de toute cette quincaillerie qui commencait à me faire sentir étrangère à moi même. Il fait pas chaud ici en tout cas. Steph regarde l'horloge (12h25) avant de plonger dans un gros dodo. Elle a de la chance, elle, elle sent rien, elle voit rien. Âmes sensibles passez au chapitre prochain, je vais pas rentrer dans les détails, genre le sang qui gicle, etc ... mais je vais vous faire un résumé de l'opération ... Le chirurgien a réouvert mes cicatrices, d'abord à gauche, a enlevé la plaque et les vis, puis à droite, idem et a enlevé les vis. Ensuite c'est un peu compliqué et les termes médicaux sont un peu compliqués mais apparemment, il s'est servi de l'incision à droite pour passer derrière 2 tendons précis et libérer des blocages. Ensuite, allongement du tendon de mon ami Achille, puis on recoud le tout. Enfin, on me confine dans une botte plâtrée, bien emmitouflée et on me demande d'être bien sage pendant 3 semaines (après ce sera une résine, donc on va dire 6 semaines). Mais je ne suis pas seule, Geoffrey le mollet et René le pied sont de la partie. Il n'y a que Mireille et sa tribu d'orteils qui peut nous faire des compte-rendus de la vie extérieure. Hop, hop, la Belle au bois dormant se réveille tranquillou doudou en salle de réveil. Retour dans la chambre, 16h. Le papa, la maman sont là et une coloc pour 2 jours. C'est Mireille qui dit, mais à vrai dire on est tous comateux et plus ou moins figés. Nous on eu droit à notre anesthésie perso et on retrouvera notre mobilité dans 3 jours. Alors du fin fond de notre état on capte plus ou moins ce qui se passe.  La nuit sera interrompue par le va et vient des infirmières, vérifiant la température, la tension et alimentant la perfusion de tout un tas de calmants, anti douleurs, etc ...


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Oh le beau plâtre bien lourd !!


Je me réveille le lendemain toute confuse, chaude et vivante mais complètement engourdie. Tout le monde est au petit soin avec Steph, tout se passe bien. Maman Steph lui tient compagnie, je la sens apaisée. Par contre la nuit de Mercredi à Jeudi a été un vrai calvaire. La coloc a eu droit aussi à son va et vient de soins, ce qui empêche un peu de dormir et de mon côté ça tirait de partout. Peu de sommeil, apparition des premières douleurs mais c'est gérable. Le séjour s'est relativement bien passé, même pas eu besoin de morphine ce qui était l'angoisse n°1 de Steph. Du coup on a pu sortir plus tôt et samedi après midi nous voilà tous à la maison !!

Le chirurgien a été adorable. Il a confirmé que tout s'était bien passé, qu'il avait réussi à gagner 15à 20° de flexion dorsale, ce qui parait hallucinant quand on imagine à quel point tout était bloqué et impossible à faire bouger !! Il m'a prescrit quelques pillules anti machin et voilà le travail. Dans 3 semaines,il remplacera le plâtre par une résine de marche ... une nouvelle maison en quelque sorte. Tout ça encore 3 semaines et après, Melle Élise (ma kiné) s'occupera de moi, dans la douceur et le bien être (je l'espère!!). Stef doit se réhabituer à être dépendante, à devoir demander un verre d'eau, mettre 10 ans pour faire sa toilette le matin et avoir des nuits plus difficiles, sans parler des piqures tous les soirs (qu'elle fait elle maintenant c'est nouveau !), prises de sang 2 fois par semaine, etc ... Mais bon ça va c'est pas le Pérou non plus (Noé celle là, elle est pour toi !).

Du coup ce qui est bien dans cette petite histoire c'est toutes les petites attentions des gens, dont moi Steph je profite pleinement. Les coups de fil (MERCI les gens, sincérement ça m'a fait plaisir, vous vous reconnaitrez), les fleurs, les visites, les magasines people (c'est pas très glorieux, hein ?), les trucs bons et sucrés qui font prendre des kilos (une boîte 101 dalmatiens Delacre de 1kg!) et des petits riens qui font beaucoup. Ma petite soeur m'avait même envoyé un petit colis (qui est malheureusement arrivé le dernier jour) avec un gant marionnette peluche Mr Renard, une petite BD arty très drôle, un Cd avec photos et musique, un morpion à gratter, une joli carte et des trucs super bons à dévorer !!

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01.03.2008

Vengeance en musique, tuerie à air compimé, panique à New York et destins croisés à Paris ...

C'est trop injuste que le cinéma soit si cher !! Cette année il y a vraiment trop de films à voir sur grand écran !! Mais je crois que cette fois-ci la déraison a été plus forte. Comptes rendus ...

20a3c67bbc9817872ef8be36b6dba47b.jpgSweeney Todd, le dernier Tim Burton (un classique, donc !) avec (forcément) Johnny Depp et entre autre, sa petite femme Helena Bonham Carter.

En quelques mots ... L'histoire se passe au XIX éme siècle. Après avoir passé 15 années dans un cachot loin de son pays natal, Benjamin Barker décide de revenir à Londres sous le nom de Sweeney Todd, pour se venger d'avoir été privé de sa femme et de sa fille par le juge Turpin. Il reprend son activité de barbier dans son ancienne échoppe, au dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett.

Je n'en dit pas plus, moi même je n'en savais pas autant et la surprise est d'autant plus fantasque si on a le moins d'infos possible. On retrouve les ingédients chers à Burton. Les décors et l'ambiance générale rappelle "Sleepy Hollow"; brume épaisse, couleurs limitées au gris dans toutes ses déclinaisons, même époque semble t-il. Il y a la folie de "Nightmare before Christmas", la limite faussement maquée entre le cauchemard et le loufoque. Johnhy Depp est comme d'habitude géniallissime mais pas dôle du tout contrairement à d'autres films de Tim Burton où il campait un personnage noir mais déjanté, comme dans "Sleepy Hollow" d'ailleurs. Ce que j'ai adoré dans "Sweeney Todd" c'est qu'on ne sait finalement pas si c'est un film noir ou comme un "Mars Attacks" à prendre au 2d degré. C'est le chant qui fait ça. Ah oui parce que ça chante tout le long, c'est mieux de le savoir avant. Puis c'est sanglant un peu, et oui ....


2044985563.jpgNo Country for Old Men, le dernier film des frères Cohen. J'adooooore le cinéma, mais là j'avoue, je n'avais jamais vu un film des frères Cohen avant, oui, je sais c'est pas terrible. C'est petit chéri qui m'a emmené, parce qu'il avait fait l'effort de m'accompagner voir le dernier Burton.

Quelque part entre le Texas et le Mexique, un homme, Llewelyn Moss tombe sur des voitures et des cadavres ... Et une mallette contenant 2 milions de dollars. Il décide de les prendre avec lui, sans imaginer une seconde ce que cela va provoquer. Derrière lui, un vieux shérif, qui ne comprend plus comment le monde fonctionne et entre les 2, un tueur à gage effrayant et sans scrupule.

Pas de musique pendant tout le film, une atmosphère suffocante et pesante comme la chaleur qui semble régner sur le paysage. Une forme de violence, qui choque dans un premier temps et qui nous rappelle vite à la réalité et nous amène à la triste constatation que cette violence n'existe pas qu'au cinéma. Un acteur mémorable, Javier Bardem, qui fait froid dans le dos à chaque apparition, avec une vraie gueule de psychopate et une fin qui nous explique le titre du film et qui fait réflechir sur tout le contenu de ce qui vient de se dérouler et son pourquoi. Ce n'est pas un film violent pour le plaisir, je pense qu'il y a une vrai psychologie derrière, ainsi qu'une constatation déroutante sur l'omniprésence de la violence dans notre société. À voir pour 3 raisons. L'ambiance, les dialogues et Javier Bardem.


1123521683.jpgCloverfield, le film secret défense des USA. La bande annonce plus que mystérieuse a été lancée l'été dernier et a fait un buzz monstrueux sur le net. Des milliers d'internautes accros ont tout imaginé sur le scénario, les acteurs avaient pour ordre de ne rien dévoiler, ni même à leurs proches, bref, le film qui démange.

Impossible de faire un synopsis. Il faut laisser tout le mystère planer c'est tellement mieux. Juste quelques mots. New York. Des amis fêtent le départ de Rob. Coupure de courant, explosions. En quelques minutes une foule dehors hagarde et apeurée. Quelques secondes plus tard la panique.

Le film est entièrement tourné caméra à l'épaule, ce qui, primo ne donne pas la nausée et ne lasse pas et deuzio nous plonge encore plus au coeur du film. 1h30 c'est pile ce qu'il faut. Pour une fois les américains ont su trouver le bon dosage, pas trop en faire, juste donner de quoi faire le petit effet qui va bien. J'étais à bloc pendant 1h30, cramponnée à mes accoudoirs. C'est une expérience très déstabilisante, un film d'un autre genre, une impression étrange à la sortie. C'est crispant, angoissant, c'est vraiment bien foutu. Il ne faut pas se laisser décevoir par ce qui fait paniquer la foule mais se laisser porter par le film et sur les sensations que le realisateur voulait nous faire ressentir, sans vouloir "intellectualiser" le scénario. C'est comme une attraction à EuroDisney, un bon trip !


433154343.jpgParis de Cédric Klapisch. Une pléiade d'acteurs, Romain Duris (forcément !), Juliette Binoche, Mélanie Laurent, Karine Viard, Fabrice Luchini, etc ... Moi j'adore son style à Mr Klapisch c'est tendre, sucré, coloré ...

Destins croisés. Un frère qui annonce à sa soeur sa terrible maladie, cette même soeur qui à force de travailler dans le social et aider les autres s'est un peu oubliée elle-même. Un prof de fac qui drague une de ses étudiantes par texto, une boulangère bourgeoise et bien de droite, des potes de marché, ... La vie à travers les gens.

Klapisch a entendu les touristes dirent des parisiens qu'ils étaient froids, de mauvaise humeur, grognons et c'est pour ça qu'il a décidé de rendre hommage à Paris et montrer ses habitants dans leur diversité avec leurs failles et leurs qualités. Juliette Binoche est attachante dans son rôle de maman célibattante qui à 40 ans veut redevenir aussi une femme séduisante. Romain Duris est forcément craquant, Fabrice Luchini reste Fabice Luchini, touchant en prof amoureux, Karin Viard nous fait rire et nous agace à la fois. Bref, tout ce petit monde agité dans le cerveau de Klapisch donne un melting pot d'amoureux, de rêveurs, de doux dingues. Il y a un peu de Pennac dans ce film. Il y a la couleur et l'odeur de la barbe à papa, du café, du tabac, du marché, du métro, du gaz d'échappement, des fleurs, de l'hôpital .... de la VIE.


Et entre temps, la belle Marion a tout raflé. Je regrette quand même qu'Olivier Dahan n'ait pas été récompensé pour son travail aux Césars. Marion est bien sûr la star de ce film éblouissant, mais j'aurai quand même aimé que le réalisateur, qui a fait un travail incroyable sur ce film, qui est pour moi un chef d'oeuvre, ait lui aussi sa part du gâteau. Mais bravo Marion, elle méritait amplement toutes ces récompenses. Chapeau, la Môme!

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