18.03.2008
Confinement et dépendance ...
Comme je vous l'avais dit la dernière fois (billet du 14.02.08), je reviens tout juste de Lyon où j'ai été opérée la semaine dernière, tout pile poil dans 30 mn d'ailleurs !!
Toute la compagnie est rentrée Lundi 10 Mars à la Clinique Sainte Anne Lumière à Lyon. Petite clinique rétro datant peut être des années 50 ou 60, mais somme toute très agréable. Steph avait demandé une chambre particulière mais finalement s'est retrouvée dans une chambre double spacieuse avec une grande salle de bain. Il faisait (comme dans tous les hostos), par contre, une chaleur à crever, mais vraiment tout semblait propice à passer un séjour agréable (ça semble con à dire mais c'est ce qui s'est passé). Tout le monde s'est vite affairé autour de nous, expliquant le fonctionnement de la clinique, s'assurant que tout allait bien. Je me sentais bien et sereine, Steph aussi. Elle est restée seule la première nuit. On lui a donné un somnifère pour qu'elle dorme tranquille la veille de l'opération.
Le lendemain, tin tin tin !! Grand jour pour moi, Camille, la cheville gauche !! On vient gentiment me préparer, ce qui veut dire me badigeonner de Bétadine (Poua !! 2 jours que Steph me lave avec cette horreur !), puis on lui donne la petite pilule de préparation (encore une !) pour la détendre avant l'intervention. Tu parles d'une détente, un gros roupillon, oui ... Puis ça y est sur le coup des midi, nous voilà sorti de notre état comateux, pour nous monter au bloc. Là je commence à stresser un peu on va me remettre à nu, me trifouiller dans tous les sens, mais ouf, on va me débarasser de toute cette quincaillerie qui commencait à me faire sentir étrangère à moi même. Il fait pas chaud ici en tout cas. Steph regarde l'horloge (12h25) avant de plonger dans un gros dodo. Elle a de la chance, elle, elle sent rien, elle voit rien. Âmes sensibles passez au chapitre prochain, je vais pas rentrer dans les détails, genre le sang qui gicle, etc ... mais je vais vous faire un résumé de l'opération ... Le chirurgien a réouvert mes cicatrices, d'abord à gauche, a enlevé la plaque et les vis, puis à droite, idem et a enlevé les vis. Ensuite c'est un peu compliqué et les termes médicaux sont un peu compliqués mais apparemment, il s'est servi de l'incision à droite pour passer derrière 2 tendons précis et libérer des blocages. Ensuite, allongement du tendon de mon ami Achille, puis on recoud le tout. Enfin, on me confine dans une botte plâtrée, bien emmitouflée et on me demande d'être bien sage pendant 3 semaines (après ce sera une résine, donc on va dire 6 semaines). Mais je ne suis pas seule, Geoffrey le mollet et René le pied sont de la partie. Il n'y a que Mireille et sa tribu d'orteils qui peut nous faire des compte-rendus de la vie extérieure. Hop, hop, la Belle au bois dormant se réveille tranquillou doudou en salle de réveil. Retour dans la chambre, 16h. Le papa, la maman sont là et une coloc pour 2 jours. C'est Mireille qui dit, mais à vrai dire on est tous comateux et plus ou moins figés. Nous on eu droit à notre anesthésie perso et on retrouvera notre mobilité dans 3 jours. Alors du fin fond de notre état on capte plus ou moins ce qui se passe. La nuit sera interrompue par le va et vient des infirmières, vérifiant la température, la tension et alimentant la perfusion de tout un tas de calmants, anti douleurs, etc ...
Oh le beau plâtre bien lourd !!
Je me réveille le lendemain toute confuse, chaude et vivante mais complètement engourdie. Tout le monde est au petit soin avec Steph, tout se passe bien. Maman Steph lui tient compagnie, je la sens apaisée. Par contre la nuit de Mercredi à Jeudi a été un vrai calvaire. La coloc a eu droit aussi à son va et vient de soins, ce qui empêche un peu de dormir et de mon côté ça tirait de partout. Peu de sommeil, apparition des premières douleurs mais c'est gérable. Le séjour s'est relativement bien passé, même pas eu besoin de morphine ce qui était l'angoisse n°1 de Steph. Du coup on a pu sortir plus tôt et samedi après midi nous voilà tous à la maison !!
Le chirurgien a été adorable. Il a confirmé que tout s'était bien passé, qu'il avait réussi à gagner 15à 20° de flexion dorsale, ce qui parait hallucinant quand on imagine à quel point tout était bloqué et impossible à faire bouger !! Il m'a prescrit quelques pillules anti machin et voilà le travail. Dans 3 semaines,il remplacera le plâtre par une résine de marche ... une nouvelle maison en quelque sorte. Tout ça encore 3 semaines et après, Melle Élise (ma kiné) s'occupera de moi, dans la douceur et le bien être (je l'espère!!). Stef doit se réhabituer à être dépendante, à devoir demander un verre d'eau, mettre 10 ans pour faire sa toilette le matin et avoir des nuits plus difficiles, sans parler des piqures tous les soirs (qu'elle fait elle maintenant c'est nouveau !), prises de sang 2 fois par semaine, etc ... Mais bon ça va c'est pas le Pérou non plus (Noé celle là, elle est pour toi !).
Du coup ce qui est bien dans cette petite histoire c'est toutes les petites attentions des gens, dont moi Steph je profite pleinement. Les coups de fil (MERCI les gens, sincérement ça m'a fait plaisir, vous vous reconnaitrez), les fleurs, les visites, les magasines people (c'est pas très glorieux, hein ?), les trucs bons et sucrés qui font prendre des kilos (une boîte 101 dalmatiens Delacre de 1kg!) et des petits riens qui font beaucoup. Ma petite soeur m'avait même envoyé un petit colis (qui est malheureusement arrivé le dernier jour) avec un gant marionnette peluche Mr Renard, une petite BD arty très drôle, un Cd avec photos et musique, un morpion à gratter, une joli carte et des trucs super bons à dévorer !!
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14.02.2008
Quelques jours avant l'opération ...
Je sais, je sais j'en ai mis du temps à raconter la suite de mes mésaventures, mais me revoilà.
La dernière fois, j'avais donc terminé sur ma malheureuse rencontre avec le Dr Tourné. Il a fallu ensuite trouver un chirurgien qui veuille bien s'occuper de moi et éventuellement m'opérer. Par le bouche à oreille auprès de la famille, Stef a pu enfin trouver un chirurgien compétent et avec qui le feeling est bien passé. Mais entre temps, l'assurance de l'employeur avait demandé un entretien avec leur propre médecin. On est donc allés voir ce médecin à Genève, qui après un examen, nous a parlé de tout recasser pour tout recommencer. Comment dire ... euh .... on a pas pris la nouvelle avec sourire, soulagement et tout le toutim. Pour être sûre se son choix, elle nous demanda de consulter un spécialiste du pied et de la cheville à Genève.
Donc au mois de Novembre, à 2 jours d'intervalle, nous avons rendu visite au Dr Bonnin à Lyon et au Dr Assal à Genève. Leur diagnostic furent similaires, pas besoin de tout recasser et de se lancer dans un chantier périlleux, juste remettre le pied à 90° en position neutre et allonger le tendon d'Achille pour me redonner de la mobilité. Seulement, il en va de mon avenir, à moi, Camille la cheville gauche, donc Stef assure et sois sûre de ton choix. À ma gauche, Dr Bonnin,chirurgien orthopédique spécialiste du membre inférieur et du genou, bonne réputation, très bon feeling, serein, rassurant, a été intervenant pour une émission su la marche sur France Télévision. Il a pris le temps de nous expliquer que cette opération visait à me permettre de reprendre une marche normale et de retrouver une bonne posiion du pied mais que mon cartilage étant bien endommagé, il n'était pas à exclure la pose d'une prothèse dès que les douleurs seraient contraignantes. Cependant, il a été honnête en avouant qu'on ne pouvait pas déterminer comment j'allais m'en sortir et combien de temps le cartilage tiendrait. À ma droite, Dr Assal, chirugien orthopédique du membre inférieur, très sûr de lui, hautain, a tout de suite expliqué à Stef que la France était très mauvaise en trauma et que je n'avais pas dû être bien prise en charge. N'as pas hésité à lui faire une longue et pompeuse tirade sur le fait que l'hôpital cantonal de Genève est le meilleur de Suisse, etc ... Il a débité la même chose que Bonnin, mais plus froidement avec moins de réconfort dans la voix puis m'a laissé sa carte pour que je "prenne rdv avec la secrétaire". Quelques semaines plus tard un article en 1ère page du Dauphiné, avec témoignage à l'appui, d'un jeune qui est arrivé à l'hôpital avec fracture du bras, que l'on a laissé dans un couloir, sans morphine, rien, souffrant le martyre, le menaçant même de le faire exprès pour avoir la pitié des gens et le sommant de se taire car la douleur était psychologique. Rien que d'en parler ça me fait froid dans les maléoles ...
Le choix fut donc vite fait et le rendez vous pris avec le Dr Bonnin. Je repasse donc sur le billard le 11 mars. Il va m'enlever toute la quincaillerie que je me traine depuis plus d'un an, allonger le tendon d'Achille et remettre Dédé dans une meilleure position afin que Stef remarche normalement. La pauvre, j'ai l'impression que depuis quelques semaines ça la travaille, elle est différente, avec des variances de moral flagrantes. J'espère que ça va bien se passer. Rebelote, 3 semaines enfermée de nouveau dans un plâtre et piqûres pour Gladys la cuisse !! Puis résine avec appui partiel et au bout de 45 jours rééducation (j'espère que ça sera la bonne cette fois-ci!) avec je crois des séances quotidiennes. Elle qui commençait à reconduire, avoir le sentiment de regagner un peu d'indépendence. La voilà recoincée au moins 45 jours à la maison ... Bientôt 14 mois que c'est comme ça. Le quotidien est très routinier et l'avenir très incertain. Les semaines se ressemblent, 2 séances de kiné par semaine, peinture (ouf heureusement qu'elle a ça, en plus elle a des commandes !!), télé ( elle prend goût aux séries), internet, lecture, papiers, ..... Elle a arrêté la pisicine parce qu'en fait ça me faisait du bien sur le coup mais après j'avais des douleurs assez fortes et puis je crois que la démotivation l'a un peu gagnée ces derniers temps.Je n'y peux rien et je ne l'explique pas, mais mon état aussi, est très changeant. Je peux ne pas gonfler, ni être douloureuse pendant plusieurs jours et la semaine d'après c'est la catastrophe. Ballades à éviter, repos, raideur extrème en ce qui me concerne avec impossibilité d'appuyer Dédé au sol. Résultat: cataplasmes d'argile, bains éossais, glace. Depuis plusieurs séances, je me la coule douce avec Élise la kiné, on peut pas travailler comme on veut à cause de la douleur. Alors elle masse, elle draine, pose des ultrasons sur le tendon d'Achille pour le nourrir au max avant l'opération, c'est frustrant aussi bien pour elle que pour nous ! Stef essaie de relativiser et de positivier en pensant toujours à ceux qui sont dans des cas beaucoup plus extrêmes, mais ces temps-ci c'est un peu hard. Enzo le dos et Merlin le bassin commencent à devenir douloureux aussi et un truc bizarre et légèrement inquiétant est apparu ces derniers jours, 2 petits gonflements à des endroits extrêmement douloureux sur Dédé mais vers la maléole gauche. A surveiller ... J'espère que son mental ne lui crée pas une algo de nouveau, c'est pas le moment !!!
Enfin, vivement que tout ça soit passé qu'on en sache un peu plus. Je pense que la prochaine fois que je reviendrai je serais sous plâtre et opérée. Je vous raconterai tout cela en détails ...
19:40 Publié dans Les mésaventures de Camille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.11.2007
Il était une fois ...
... une petite cheville qui se trouva au mauvais endroit au mauvais moment.
Cette histoire qui est la mienne, je vais vous la raconter ...
Nous sommes le 21 Décembre 2006, il est entre 7h30 et 7h40 du matin. Je traverse la route (sur le passage piétons) avec le reste de la compagnie bien sûr (Myrtille ma jumelle cheville, Dédé et René les pieds, Geoffrey et Audrey le couple mollets, etc ...), pour aller prendre le bus qui m'amène au travail. Après avoir traversé la moitié de la chaussée, une moto nous laisse passer pour traverser l'autre moitié.
Au moment où Myrtille et René s'engagent, la voiture derrière le motard (qui n'a pas vu que ce dernier s'est arrêté) le percute violemment le faisant passer par dessus sa moto. Notre réaction, à Dédé et moi, à ce moment là est d'avoir un mouvement de recul. Malheureusement, une voiture arrivant sur l'autre voie dans l'autre sens, nous percute Geoffrey, Dédé et moi même, Camille la cheville gauche.
La voiture n'arrivait pas vite mais l'impact est suffisant pour faire de bons gros dégats. La voiture ne s'arrête pas, Stef ne chute pas et ne fais pas attention au véhicule, ayant l'impression de s'être juste "cognée" contre une voiture. Elle est comme tous les gens attendant le bus fixée sur le motard (qui n'a rien). C'est seulement quand elle demande à Dédé de se remettre en marche, qu'elle constate que Geoffrey est de travers et qu'en fait elle ne peut poser Dédé à terre. Elle demande de l'aide à une jeune femme qui est sur le passage piétons pour traverser. Quelqu'un appelle le boulot, un autre les pompiers. Personne ne comprend vraiment, nous non plus d'ailleurs. Stef a l'air en colère. Et la douleur arrive d'un coup. On m'a raconté tout ça plus tard, car à ce moment là je suis complètement fracassée, à moitié dans le coma. Les pompiers arrivent, nous délivrent de la botte et nous calfeutrent dans une atèle jusqu'à l'hôpital de Saint Julien en Genevois.
Souvenir cauchemardesque de cet hosto ... Arrivée à 8h30 aux urgences, opérée 6h plus tard, morphine à volonté, nous sommes restés 4 jours et tout le monde a été malade. Hugo le cerveau a eu des migraines atroces, Nicolas l'estomac était tout retourné ... Noël 2006 restera un souvenir impérissable ! Bilan du traumatisme: fracture bi malléolaire (fracture tibia/péroné avec luxation de la cheville).
Grâce aux bottes on a évité de tous sortir prendre l'air ! Merci Kickers. On ressort le 25 Décembre au matin, Geoffrey, Dédé et moi, Camille la cheville gauche, prisonniers d'un énorme plâtre. Je suis la seule à être relookée bling bling avec 2 vis dans la malléole interne et une plaque à 4 vis de l'autre côté. Sans compter bien sûr les agrafes et les points ... Me v'là scarifiée à vie !
Je passe 15 jours dans ce plâtre à étouffer et souffrir sans pouvoir me tordre de douleur, le moindre mouvement (limité) est insupportable. Tous les jours une infirmière vient piquer Gladys la cuisse et tous les 3 jours elle me fait ma toilette. Elle nettoie les agrafes et les points pour que ça cicatrise. Dédé est tout bleu/violet ... sans parler du volume qui a triplé. Moi je ne me reconnais pas. Je suis bourssouflée, rose, violette, bleue et toute de travers (j'apprend plus tard qu'on a plâtré Dédé en équin). Le 4 Février on m'enlève les agrafes et les points laissant mes cicatrices se faire doucement. Mais je ne suis pas libre pour autant puisqu'on me replâtre à nouveau. Oui mais voilà, la madame s'apperçoit vite que Dédé est tout de travers et pas à 90°. Elle entreprend en même temps qu'elle plâtre de nous redresser, Dédé et moi, à la main, comme ça à la barbare. Je vous passe les hurlements de Stef et la souffrance que nous avons subi, Dédé et moi. On aura droit à une séance de bien être de ce genre 4 fois en même pas 2 mois, pour lutter sontre l'équin le plus possible ...
Le 8 Février on me libére de ma cage pour me transférer dans une atèle que Stef peut enlever pour me laver plus souvent étant donné qu'elle n'est maintenu que par des bandages. A cette époque c'est le début de la mue pour Dédé et moi. Les séances de kiné commencent, on s'occupe de nous même si parfois on souffre, on nous crème, on nous masse. Le bleu de Dédé se résorbe peu à peu, sa peau se meurt et se régénère, de mon côté les cicatrices se mettent en place, mais je suis toujours enflée et immobile. Même si Stef essaie de nous chouchouter ... on est pas très beau à voir. Geoffrey a maigri ... on dirait qu'il a 12 ans mais Gladys la cuisse ne s'en plaint pas elle !!
Le 15 Mars on enlève tout ... JE SUIS LIBRE !!! Mais pas guérie. Je ne bouge plus, je suis complètement bloquée. Je n'arrive pas à pousser Dédé au fond d'une basket ... alors forcément la pauvre Stef a du mal à marcher. Mais bon c'est le début de la grande rééducation, on va à grands coups d'efforts avec Élise ma kiné, suer, crier, pleurer pour récupérer tout ça !! Sur les dernières radios le chirurgien avait vu des taches qui faisaient penser à une algodystrophie ... Le 21 Mars la scintigraphie osseuse le confirme.
Me voilà donc envahie d'une algodystrophie. C'est donc pour ça que je sue en permanence, que j'ai chaud, que je brille et que je gonfle à la vitesse grand V ? Gillou le genou ressentait lui aussi des douleurs on savait pas d'où ça venait ... L'algodystrophie ... Le mystère de la médecine.
L'algoneurodystrophie ou algodystrophie est un syndrome douloureux caractérisé par un ensemble de symptômes touchant des articulations, après un traumatisme ou une intervention chirurgicale même minimes. Ce syndrome pourrait être dû à des causes neurologiques ou vasculaires et surviendrait plutôt chez des patients anxieux. selon Wikipédia.
Un mois de piqures de calcium, qui n'ont pas laissé à mes amis d'en haut de souvenirs agréables, de la patience, de la natation, de la mobilisation sans solicitation, du kiné sans effort ... Voilà le traitement qu'on me conseille. A force de travailler en kiné on récupère un peu mais je ne bouge toujours pas. Par contre nous voilà comme des sous neufs Dédé et moi, enfin j'ai gagné 2 belles cicatrices pour ma part mais bon j'aime bien ce côté guerrière !
Mon cas devient donc un peu complexe, je ne prends pas le chemin "normal" de la guérison et accumule les complications. Je sors donc du domaine de compétences de mon chirurgien (plus spécialisé hanche/genou) qui nous indique un spécialiste pied/cheville à Grenoble. Le 21 Août, Le Dr Tourné m'examine, donc, nous laissant à ces conclusions pessimistes : grosse fracture - complexe - opération périlleuse - tout recasser - si cartilage en bon état - ou bloquer l'articulation à vie. Stef verse quelques larmes, se fait une raison ... Et moi j'ai pas mon mot à dire ??? J'ai pas envie d'être figée à vie !! J'ai envie de retourner danser, de sauter, de courir ... Je prie ce jour là Dieu de me venir en aide, moi Camille la pauvre cheville ! Il se passe alors une chose bizarre. Le Dr Tourné ne rappellera jamais Stef, ne répondra jamais à son courrier, sa secrétaire lui indiquant juste qu'il ne veut pas s'occuper d'elle. Très déçue et dans l'incompréhension totale, Stef se sens désemparée, mais moi dans mon âme de petite cheville je suis la plus heureuse !! Je vais pas être figée à vie !!
Dans le prochain numéro je vous raconterai la suite des événements. Comment se passe ma vie au quotidien, ma rééducation, ma rencontre avec 2 chirurgiens très compétents et spécialisés dans le domaine et ce qui m'attend dans le futur (proche)...
20:04 Publié dans Les mésaventures de Camille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












